Les 5 Principes de Base de la Finance Islamique

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Nous observons beaucoup d’emballement médiatique dans le monde et au Maroc concernant l’implantation de banques islamiques et l’émission de prêts fidèles aux principes de la finance islamique. Malgré son expansion (+700 milliards € dans le monde), les spécificités de ce modèle financier restent peu connues.

Pour une explication rapide, voici les 5 principes de base de la finance islamique.

1 – L’interdiction de l’usure (« riba », taux d’intérêt). Qu’il s’agisse de crédit à la consommation ou de crédit aux entreprises, la finance islamique interdit l’application d’un taux d’intérêt puisqu’il est improductif et implique la soumission de l’une des parties au contrat. Cependant, malgré l’absence d’intérêt, divers concepts ont été développés afin de fournir une juste rémunération à l’apporteur de capitaux.

2 – Un partage des pertes et profits entre le souscripteur de l’emprunt et la banque selon des termes fixes prédéfinis dans le contrat. La finance islamique permet de dépasser le traditionnel rapport de force créancier-débiteur en attribuant à la banque un rôle de « partenaire ». Celle-ci bénéficie des gains et supporte les pertes dans une mesure fixée au préalable.

3 – L’interdiction de la spéculation sur des aléas (risques sous toute forme, incertitude quant au débouclage de l’opération). La finance islamique se situe donc en opposition à l’économie-casino actuelle où les parties prenantes spéculent sur tout types de produits risqués. Pour cela, un gros travail sur la désignation des produits sous-jacents et des termes du contrat est réalisé pour éviter une quelconque opacité ou un « déguisement » des enjeux.

4 – Un adossement des actifs aux transactions. Les contrats sont basés sur des biens réels, tangibles, détenus et identifiables (donc pas de produits dérivés financiers de type contrat swap ou forward).

5 – Équité et justice : la finance islamique promeut la responsabilité sociale et environnementale en favorisant les transactions au service du progrès social (permettre aux personnes dans le besoin d’accéder à des biens de première nécessité, éradiquer la pauvreté…). De même, certains domaines d’activité (jeux de hasard, alcool, tabac, armement etc) sont vus comme illicites et donc exclus de ce système.

2014 a été une année charnière pour le développement de la finance islamique : de grandes institutions ont pénétré ce segment de marché; des établissements scolairesont commencé son enseignement et certains pays s’en inspirent pour créer une version propre.

Quant au Maroc, une récente étude semble indiquer que le potentiel de marché serait faible.

Quoi qu’il en soit, l’apparition d’alternatives crédibles au système bancaire classique tels que la finance islamique, le crowdfunding ou la micro-finance ne peut être que bénéfique pour les consommateurs, les entreprises et l’économie en général.

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