Étude de Marché sur le Crowdfunding au Maroc

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Smala & Co, plateforme de crowdfunding (financement collaboratif) française dédiée au Maroc, vient de publier une étude de marché sur le crowdfunding au Maroc.

Voici les statistiques les plus intéressantes accompagnées de remarques :

  • La majorité des projets concernant le Maroc sont lancés sur des plateformes de financement collaboratif françaises. Les liens historiques et linguistiques entre la France et le Maroc jouent ici un rôle important. Et les plateformes françaises auraient tort de négliger cet avantage pour s’implanter dans les pays francophones du Maghreb.

« Même si 2 campagnes sur 3 sont lancées et réussies sur une plateforme française, le montant moyen d’une campagne en France est deux fois inférieur à celui des USA »

  • La nécessité pour le Maroc d’adapter son cadre légal à ce nouveau modèle de financement : Dans un monde ouvert où internet transcende les limites géographiques, les pays sont forcément en concurrence les uns avec les autres et poussés vers une certaine forme de standardisation des environnements légaux et économiques (Cf « The world is flat » de Friedman). Plus il y’aura de projets marocains sur des plateformes étrangères, plus ça fera de commissions/revenus pour ces dernières, plus il y’aura un manque à gagner en terme de recettes fiscales pour l’état marocain. Les chiffres ne sont pas substantiels pour le moment, mais le principe est valable pour le crowdfunding comme pour bien d’autres services online qui sont amenés à croître à l’avenir.
  • Une prééminence des projets « culturels, solidaires et humanitaires » (90%). Ça fait un peu « Unicef » tout ça… On aurait préféré des projets ayant un impact à long terme, innovants, commerciaux, créateurs d’emplois et générateurs de revenus.
  • Le marché du crowdfunding au Maroc est estimé à 2 millions DHS en 2014. Si la tendance se confirme, il pourrait atteindre 10 Millions DHS en 2016. Avec des commissions oscillant autour de 5% pour les plateformes faisant office d’intermédiaire, cela donnerait un revenu brut de 500 000 dhs/an à se partager entre les acteurs du marché. Ça reste assez maigre et renforce l’idée qu’il faudrait une implantation géographique plus large (Maghreb, MENA) pour en faire un business durable.

Retrouvez l’étude de marché sur le crowdfunding au Maroc dans sa totalité sur ce lien.

Et si vous avez un projet intéressant, n’hésitez pas à faire appel à Smala & Co pour un financement.

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